Publié le 21 Mai 2019

 

 

Anne Ancelin et bien d'autres ont mis en évidence la relation qu'il y a entre notre vie et celle de nos ancêtres.

Notre vie est guidée par notre inconscient. Nos choix conscients ne sont que de 10%. Ce que nous choisissons est guidé par ce que nous portons de nos ancêtres et même de nos vies antérieures (pour ceux qui y croient). C'est seulement quand nous sommes conscients que nous reproduisons un schéma familial que nous pouvons nous en libérer. 

Comment savoir si cela vient du transgénérationnel ?

Dès que nous répétons les mêmes schémas dans notre vie ou des schémas similaires, il y a reproduction du transgénérationnel. Si il n'y a pas de liens avec votre propre vie, ou si dans votre famille ce sont toujours les mêmes problématiques qui reviennent, il faut penser au transgénérationnel.

 

Voici quelques exemples :

-Certaines femmes tombent toujours sur le même genre d'homme, ceux qui la trompent, qui ne veulent pas s'engager, qui ne prennent pas leurs responsabilités, qui sont violents, qui ne veulent pas d'enfant ou vous n'arrivez pas à avoir une relation à long terme. C'est pareil pour les hommes.

-Vous n'arrivez pas à avoir d'enfant.

-Vous n'êtes pas respectées par les hommes : problématiques sexuelles, abus de pouvoir.

-Vous vivez beaucoup de deuils et n'arrivez pas à vous en sortir.

-Vous avez des problèmes d'argent, de travail.

-Vous n'arrivez pas à trouver votre place.

-Vous êtes en conflit avec votre famille, vos enfants, beaux-enfants.

-Vous n'arrivez pas à être bien dans votre vie.

-Vous avez un problème de santé même grave ou une pathologie familiale.

-Les enfants ont des difficultés : scolaires, relationnelles, cauchemars.

-Vous n'arrivez pas à sortir de la culpabilité.

-Vous ressentez que quelque chose n'est pas exprimé dans votre famille.

 

La plupart des problématiques de vie viennent d'un passé non résolu chez nos ancêtres liées à des deuils non-faits, à la sexualité, aux problèmes d'argent (pertes, héritages, injustice, travail …), à la santé, à la guerre, aux violences (physiques, psychiques, sexuelles). Parfois il existe des cas plus graves : meurtres, vols mais ce n'est heureusement pas la majorité. Donc nous sommes tous touchés.

Aujourd'hui les mentalités changent et de plus en plus de personnes en prennent conscience. En travaillant sur les problématiques que nous portons, nous libérons également nos enfants et la famille. Dans une famille, chacun porte de manière différente, nous ne sommes pas tous égaux, certains portent plus que d'autres.

Comment se fait le travail ?

A partir de son arbre généalogique, que l'on retranscrit sous forme de génosociogramme, nous allons regarder ce qui n'a pu être dit, guérit, pacifié. Nous regardons la vie de nos parents, grands-parents, les frères et sœurs, les arrière-grands-parents. Les dates de naissance, de décès, de mariage, les prénoms nous donnent des indications. En fonction de l'objectif, je regarde d'où viennent les blessures. La compréhension de ce qui s'est passé est déjà guérisseur, mais pas toujours suffisante, la libération des émotions qui sont liées est importante. J'utilise pour cela soit les Constellations Familiales, un protocole de libération de liens, des actes symboliques ou un rituel que les personnes accomplissent.

Il faut au minimum 2 séances, pour travailler un objectif. Il faut travailler les deux branches (paternelle et maternelle) jusqu'aux arrière-grands-parents. Si vous avez des renseignements qui vont au-delà ce sera encore mieux.

 

Comment faire pour trouver les renseignements ?

Les renseignements peuvent venir de la famille, dans les mairies ou communes, sur internet, il y a des sites comme Geneanet, les Mormons, les archives de l'Etat pour les miliaires ou d'autres sites, parfois par l'intermédiaire de généalogistes (c'est plus rare).

Le peu de renseignements que vous avez peut déjà être utile. Il arrive très souvent qu'en commençant un travail transgénérationnel les renseignements viennent à nous.

Si vous souhaitez faire un travail avec moi, il se fait en individuel, à mon cabinet ou par Skype ou Zoom .

Vous trouverez une vidéo ci-dessous sur le sujet .

 

 

                                                               Françoise Binamé.

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Françoise Binamé

Publié dans #Toutes les problématiques sont -elles transgénérationnelles

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Publié le 2 Mai 2019

 

 

Comment résoudre les conflits sans perdant ni gagnant ?

Thomas Gordon a été un pionnier dans la résolution des conflits entre parents et enfants. Sa méthode a été créée il y a plus de 50 ans. Cette méthode s'appuie sur le postulat qu'il ne doit y avoir ni gagnant ni perdant et beaucoup d'autres méthodes de communication s'en sont inspirées.

 

Au départ Gordon l'a créé pour les parents et les éducateurs afin qu'il y ait une meilleure relation entre eux et les enfants. Car très souvent l'éducation s'est basée sur deux alternatives, l'autoritarisme ou le laxisme. Nous savons aujourd'hui qu'il en existe d'autres, la résolution de conflits sans perdants ni gagnants en est une.

 

Mais pourquoi la limiter à la relation parents/enfants ? Elle peut être très efficace dans les relations de couple, dans les familles et au travail.

 

Faire la paix dans les familles est la base de la paix sur terre ! Comment pouvons-nous espérer la paix sur terre si elle n'existe même pas dans les familles ?

 

Et pourtant nous ne sommes pas toujours prêts à dialoguer, pardonner ou chercher des solutions.

 

Pour les personnes qui désirent un changement, voici quelques pistes de résolutions de conflits.

 

Pour faire la paix il faut dialoguer de manière constructive, quand les deux parties se sentent prêtes. Il est parfois nécessaire avant cela de faire un travail pour libérer la colère, la rancoeur ou même la peur de l'autre ou la peur du conflit. Car cela peut être au départ un blocage. 

 

Bien souvent les conflits montrent des conflits transgénérationnels non-résolus. La libération de ses conflits par le biais des "Constellations Familiales" aide très souvent à libérer les conflits de notre vie.

 

Si ces blocages sont enlevés, voici quelques conseils qui ne sont bien sûr pas exclusifs.

 

Les deux personnes doivent être à l'écoute l'une de l'autre sans jugement. Avoir une écoute active, c'est écouter l'autre attentivement en accueillant ce qu'il dit et ce qu'il ressent.

 

Procédure: A= personne qui exprime ce qui ne va pas. B= l'autre .

NB : il ou elle sont généralisés. Ils peuvent être pris au masculin ou au féminin dans la situation de A ou B.

 

 

A. Revenir aux faits. Qu'est-ce qui s'est passé ? Quelle est la source du conflit ? C'est parfois difficile à identifier, car il peut y avoir une accumulation de faits non-réglés.

Commencer par exprimer les faits. L'exprimer en utilisant le « Je ».

J'ai ressenti cela quand ...

Je me suis senti (e)?

Cette situation a eu tel impact sur moi...

La personne exprime ses besoins, ses craintes...

 

B. Celui qui est en face reformule ce que l'autre ressent et exprime, confirmant qu'il a bien entendu son message.

Il exprime également en utilisant le « Je », ce qu'il ressent par rapport à la situation et les faits. Ce qu'il n'a pas pu exprimer. Idem que pour A.

 

A. Reformule ce que l'autre ressent et exprime, confirmant qu'il a bien entendu.

 

A et B proposent des solutions et voient celles qui peuvent être favorables pour les deux parties. Cela peut prendre du temps, il faut parfois plusieurs négociations.

 

 

Autre situation :

 

Il arrive que se soit une des deux parties qui se sente victime de la situation, par exemple, il y a eu trahison, abus de pouvoir, un manque de respect, conflit avec la famille de l'autre( enfants, parents), le manque de responsabilité ou d'implication au niveau du couple ou de l'éducation des enfants etc.

Dans ce cas, la deuxième personne " B", doit également reconnaître les faits et s'excuser pour ce qui s'est passé.

Si la personne est coopérative et qu'elle souhaite que la relation s'améliore, la coopération est nécessaire.

Qu'est-ce que la personne est prête à faire pour « réparer » et améliorer la situation.

Dans le cas contraire, si il n'y a pas de coopération et d'envie de changer, la première partie A, prendra les mesures qui sont justes pour elle. Soit il peut y avoir une séparation en signifiant bien que puisqu'il n'y a pas d'accord possible, pour elle c'est la seule solution, soit elle modifie son comportement et son implication dans la relation. Ce qui ne ferait souvent qu'aggraver la situation.

 

Et le pardon ?

 

Certaines personnes disent qu'il faut « pardonner ». Pour ma part je pense que cela peut aider, à partir du moment où l'autre reconnait les faits. Cependant même si ce n'est pas le cas, cela peut être libérateur pour la « victime ». Pardonner ne veut pas dire : « Je passe l'éponge, on oublie, et je fais comme si rien ne s'était passé ». Car dans ce cas c'est bien souvent impossible à faire. Mais c'est se dire, je ne veux plus mettre de l'énergie dans cette situation, et je m'en détache pour pouvoir passer à autre chose. Sans cela l'esprit est emprisonné dans le ressentiment et la colère et cela a des répercussions pour la personne, sur sa santé et sa vie.

 

Si la méthode Gordon vous intéresse, vous trouverez plus de détails sur la méthode via le lien ci-dessous ou dans le livre de Thomas Gordon : « Parents efficaces ».

 

http://www.ateliergordon.com/les-piliers-de-la-methode-gordon

 

                                                                       Françoise Binamé.

 

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Rédigé par Françoise Binamé

Publié dans #Résolutions de conflits

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