Psychogénéalogie

Qu'est-ce que la Psychogénéalogie ?

Vous est-il déjà arrivé de vous dire, j’ai l’impression de ne pas vivre ma vie ou de constater que vous reproduisez un schéma familial ? Y a-t-il des dates ou des événements qui se répètent dans la famille ?

Ces répétitions familiales montrent bien que rien n’est dû au hasard, tout se répète tant que nous n’en prenons pas conscience. Les traumatismes du passé transpirent dans chaque famille et ils demandent à être vus et réparés. C’est grâce à la Psychogénéalogie crée par Anne Ancelin –Schützenberger que nous pouvons découvrir sur un génosociogramme toutes les situations problématiques d’une famille.

Le génosociogramme qui est un arbre généalogique approfondit permet à chaque personne qui l’analyse d’identifier l’origine des dysfonctionnements de la famille. A partir de cette constatation nous pouvons considérer que chaque personne n’est pas seule responsable de ses difficultés mais que celles-ci sont liées au système familial.

Que va-t-on rechercher dans l’arbre généalogique ?

Sur le génosociogramme nous allons placer les membres d’une famille et indiquer les événements marquants, ainsi que les dates de naissance, de décès, de mariage et tous les éléments connus.

Nous allons rechercher les répétitions de dates, les traumatismes, les maladies, les deuils non-faits, les exclusions, les pertes dans différents domaines, les changements de lieu…

Nous irons à la recherche d’éventuels secrets et verront les conséquences sur la famille ou sur un de ses membres.

Comment des secrets peuvent transparaître dans une famille ?

Voici 2 exemples d’arbres généalogiques liés au secret.

La première histoire.

Histoire d'un secret.

Un couple a trois filles.

Catherine l'aînée est mariée et a trois enfants : un fils de 20 ans schizophrène, une fille et un garçon.

Babeth la seconde vient consulter parce qu’elle est dépressive. Elle a déjà fait un séjour à l'hôpital psychiatrique quand elle avait 20 ans pour bouffée délirante.

La troisième est mariée et a deux fils.

Que s’est-il passé dans la famille ?

Le père a eu une liaison cachée dont il a eu une fille : Katrin. Cela reste secret ou du moins personne n'en parle.

Babeth est au courant du secret de son père, elle le dit à ses sœurs, mais le père ne sait pas qu’elles savent !

Catherine n’en parle pas à ses enfants, cela reste secret, tandis que la troisième en parle à ses enfants.

Qu’est devenue Katrin ? Les parents de sa mère n’ont pas voulu qu’elle épouse son père et l’ont obligée à abandonner l’enfant. Katrin est née sous « x » et a été adoptée.

Les conséquences de cela :

Plusieurs personnes sont en souffrance, le fils de Catherine est schizophrène, Babeth est dépressive et souffre de bouffées délirantes. Quant à Katrin qui a été abandonnée et adoptée,  personne ne la connaît. Elle souffrira d'une grosse blessure d'abandon avec des conséquences sur sa vie.

 

 

Deuxième histoire.

Un couple a deux filles.

C'est la deuxième qui vient consulter pour des crises d’asthme dont elle manque de mourir à 22 ans.

Les parents de sa mère ont quatre enfants : deux garçons, une fille (la mère de la personne qui consulte ) et un garçon. La grand-mère est renversée par une voiture quand la mère de la cliente a 22 ans et décède. Un peu plus tard, le père se remarie. Le troisième fils ne dit pas à sa propre fille que sa grand-mère n’est pas sa vraie grand-mère. La cliente connait la situation mais ne peut pas en parler à sa cousine, ni même à sa propre mère c’est encore trop douloureux, il y a un interdit d’en parler.

La cliente est obligée de garder le secret et étouffe avec ses crises d’asthme . Elle manque de mourir au même âge que sa grand-mère.

 

D’autres situations peuvent être retrouvées dans le génosociogramme

 

Les deuils :

Nous vivons tous des deuils dans notre vie, certains se résorbent avec le temps, mais pour d’autres la régulation ne se fait pas, le mécanisme est bloqué et cela empire avec le temps.

Lorsque l’on parle de deuil, on pense souvent à une personne décédée, et on croit parfois avoir pu tourner la page. Or notre corps ne ment jamais et il est là pour nous rappeler ce qui n’est pas réglé en nous. Nous ne pensons pas toujours à faire le lien entre un deuil non-fait et une maladie ou un mal-être.

Nous pouvons rester bloqué à une étape du deuil sans nous en rendre compte et être bloqué dans notre vie. Dans les ateliers de Psychogénéalogie, je rappelle les étapes du deuil et les différentes sortes de deuils, ceux qui nous appartiennent, qui font partie de notre vie, mais aussi ceux du prénatal et du transgénérationnel qui ne nous appartiennent pas vraiment, mais que nous portons malgré nous.

Quand nous avons encore des regrets par rapport à une relation ou une situation, il y a vraisemblablement un deuil bloqué. Et un deuil bloqué peut en cacher un autre et même plusieurs ! C’est là que nous entrons dans la subtilité de notre inconscient. 

En regardant notre arbre généalogique, nous pouvons faire les liens avec les deuils que nous n’arrivons pas à terminer et ceux qui ne nous appartiennent pas.

Parmi tous les deuils de la famille nous ne retiendrons que les décès injustifiés ou injustifiables. C’est souvent là que nous allons trouver les traumatismes non résolus et qui prennent toute leur importance dans ce que nous portons inconsciemment.

Comment se libérer ?

La prise de conscience est souvent libératrice. Ce que nous allons voir en travaillant notre arbre permet déjà de nous dégager de ce qui ne nous appartient pas. Si la prise de conscience n’est pas toujours suffisante, on peut utiliser l’écriture, les actes symboliques, la visualisation. Personnellement je trouve la méthode des Constellations Familiales très puissante pour libérer les émotions liées aux traumatismes, remettre de l’ordre dans un système, apaiser les situations non réglées. En plaçant les ancêtres et/ou les traumatismes dans l’espace, les représentants vont exprimer ce qu’ils ressentent. Des phrases de libération vont émerger et l’harmonie, la pacification vont s’opérer pour libérer les descendants.

 

Un travail en Psychogénéalogie peut se faire de différentes manières.

Soit nous recherchons ce qui vous bloque par rapport à une problématique, soit vous pouvez travailler sur les différents aspects de votre vie. Vous pouvez explorer votre arbre en fonction : des traumatismes, du métier, de la famille, du couple, des enfants, des lieux de vie etc. 

 

J'organise des ateliers avec des petits groupes de 3 ou 4 personnes.

Les ateliers de Psychogénéalogie sont ouverts à toutes personnes désirant mieux comprendre son histoire familiale et sa vie. Ils s'adressent également aux personnes travaillant en relation d'aide : psychologues, thérapeutes, infirmiers, médecins, juristes, enseignants, assistants sociaux... 

 

Ateliers d'initiation à la Psychogénéalogie.

Les ateliers se font sur une journée, une fois par mois. Le nombre de participants est limité à 4 personnes.

1° journée : découverte de son arbre généalogique, le couple, la fratrie, les prénoms et les dates, le projet-sens.

 2° journée : Les traumatismes transgénérationnels.

3° journée : les métiers, la réussite, les échecs, l’argent, les migrations, l’exil, les lieux de vie.

4° journée : les deuils et le « Gisant », les maladies psychiques, la maladie et les conflits, la parentification. 

 

Lieu : F.11300 Gaja et Villedieu (Aude, Occitanie)

 

Renseignements et inscriptions : Françoise Binamé 

Mobile : 33(07) 81 56 63 02   

 

Rédigé par Françoise Binamé

Publié dans #Psychogénéalogie

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