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Publié le 2 Mai 2019

 

 

Comment résoudre les conflits sans perdant ni gagnant ?

Thomas Gordon a été un pionnier dans la résolution des conflits entre parents et enfants. Sa méthode a été créée il y a plus de 50 ans. Cette méthode s'appuie sur le postulat qu'il ne doit y avoir ni gagnant ni perdant et beaucoup d'autres méthodes de communication s'en sont inspirées.

 

Au départ Gordon l'a créé pour les parents et les éducateurs afin qu'il y ait une meilleure relation entre eux et les enfants. Car très souvent l'éducation s'est basée sur deux alternatives, l'autoritarisme ou le laxisme. Nous savons aujourd'hui qu'il en existe d'autres, la résolution de conflits sans perdants ni gagnants en est une.

 

Mais pourquoi la limiter à la relation parents/enfants ? Elle peut être très efficace dans les relations de couple, dans les familles et au travail.

 

Faire la paix dans les familles est la base de la paix sur terre ! Comment pouvons-nous espérer la paix sur terre si elle n'existe même pas dans les familles ?

 

Et pourtant nous ne sommes pas toujours prêts à dialoguer, pardonner ou chercher des solutions.

 

Pour les personnes qui désirent un changement, voici quelques pistes de résolutions de conflits.

 

Pour faire la paix il faut dialoguer de manière constructive, quand les deux parties se sentent prêtes. Il est parfois nécessaire avant cela de faire un travail pour libérer la colère, la rancoeur ou même la peur de l'autre ou la peur du conflit. Car cela peut être au départ un blocage. 

 

Bien souvent les conflits montrent des conflits transgénérationnels non-résolus. La libération de ses conflits par le biais des "Constellations Familiales" aide très souvent à libérer les conflits de notre vie.

 

Si ces blocages sont enlevés, voici quelques conseils qui ne sont bien sûr pas exclusifs.

 

Les deux personnes doivent être à l'écoute l'une de l'autre sans jugement. Avoir une écoute active, c'est écouter l'autre attentivement en accueillant ce qu'il dit et ce qu'il ressent.

 

Procédure: A= personne qui exprime ce qui ne va pas. B= l'autre .

NB : il ou elle sont généralisés. Ils peuvent être pris au masculin ou au féminin dans la situation de A ou B.

 

 

A. Revenir aux faits. Qu'est-ce qui s'est passé ? Quelle est la source du conflit ? C'est parfois difficile à identifier, car il peut y avoir une accumulation de faits non-réglés.

Commencer par exprimer les faits. L'exprimer en utilisant le « Je ».

J'ai ressenti cela quand ...

Je me suis senti (e)?

Cette situation a eu tel impact sur moi...

La personne exprime ses besoins, ses craintes...

 

B. Celui qui est en face reformule ce que l'autre ressent et exprime, confirmant qu'il a bien entendu son message.

Il exprime également en utilisant le « Je », ce qu'il ressent par rapport à la situation et les faits. Ce qu'il n'a pas pu exprimer. Idem que pour A.

 

A. Reformule ce que l'autre ressent et exprime, confirmant qu'il a bien entendu.

 

A et B proposent des solutions et voient celles qui peuvent être favorables pour les deux parties. Cela peut prendre du temps, il faut parfois plusieurs négociations.

 

 

Autre situation :

 

Il arrive que se soit une des deux parties qui se sente victime de la situation, par exemple, il y a eu trahison, abus de pouvoir, un manque de respect, conflit avec la famille de l'autre( enfants, parents), le manque de responsabilité ou d'implication au niveau du couple ou de l'éducation des enfants etc.

Dans ce cas, la deuxième personne " B", doit également reconnaître les faits et s'excuser pour ce qui s'est passé.

Si la personne est coopérative et qu'elle souhaite que la relation s'améliore, la coopération est nécessaire.

Qu'est-ce que la personne est prête à faire pour « réparer » et améliorer la situation.

Dans le cas contraire, si il n'y a pas de coopération et d'envie de changer, la première partie A, prendra les mesures qui sont justes pour elle. Soit il peut y avoir une séparation en signifiant bien que puisqu'il n'y a pas d'accord possible, pour elle c'est la seule solution, soit elle modifie son comportement et son implication dans la relation. Ce qui ne ferait souvent qu'aggraver la situation.

 

Et le pardon ?

 

Certaines personnes disent qu'il faut « pardonner ». Pour ma part je pense que cela peut aider, à partir du moment où l'autre reconnait les faits. Cependant même si ce n'est pas le cas, cela peut être libérateur pour la « victime ». Pardonner ne veut pas dire : « Je passe l'éponge, on oublie, et je fais comme si rien ne s'était passé ». Car dans ce cas c'est bien souvent impossible à faire. Mais c'est se dire, je ne veux plus mettre de l'énergie dans cette situation, et je m'en détache pour pouvoir passer à autre chose. Sans cela l'esprit est emprisonné dans le ressentiment et la colère et cela a des répercussions pour la personne, sur sa santé et sa vie.

 

Si la méthode Gordon vous intéresse, vous trouverez plus de détails sur la méthode via le lien ci-dessous ou dans le livre de Thomas Gordon : « Parents efficaces ».

 

http://www.ateliergordon.com/les-piliers-de-la-methode-gordon

 

                                                                       Françoise Binamé.

 

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Rédigé par Françoise Binamé

Publié dans #Résolutions de conflits

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